Peu de temps s’est écoulé depuis la fin du règne de BlackSpider, la paix semble rétablie, du moins pour le moment, du côté de Phandalin. C’est donc sous le signe des réjouissances que le groupe se fait approcher par le maire Harbin Wester, le grand ami de toujours.
Le maire leur demande de faire route vers Triboar pour amener une missive à destination de Darathra Shendrel dans la ville de Triboar. Et c’est donc vers l’Est que le groupe se dirige paisiblement pour accomplir cette rapide mission. Le chemin se déroule sans encombre, et les liens des différents aventuriers se resserrent et ils consentent chacun à narrer une partie de leur aventure d’antan.

C’est le barde qui commence en narrant sa rencontre avec des géants des tempètes lorsqu’il était petit, sur son bateau de pêche. La reine Neri et sa fille Serissa était en voyage afin de rencontrer et de se familiariser avec les « petites gens » quand elles percutèrent de manière fortuite, l’embarcation du Tieflin qui manqua de se noyer. Sympathisant rapidement avec la princesse, Vuldak appris de manière sommaire la langue des géants, le temps d’un été où les geants restèrent avec sa communauté. Cette rencontre pris fin dès l’arrivée du roi Hekaton, qui d’un ton assez sec, demanda à sa femme et sa fille de retourner en Maelstrom, là où était leur place.

Le nain pris ensuite la parole pour narrer son passé lointain, à l’époque où il était porte torche – guide – dans son clan de nain des collines. Il a alors fait la rencontre de la bande de la main Grise, une troupe de mercenaires comptant d’illustres héros comme le géant du froid Harshnag qu’il a dû amener vers une caverne connue de son seul clan. Arrivé sur les lieux, et soucieux de briller en si illustre compagnie, le nain parvint à détecter un piège pour le bénéfice du groupe et surtout, il réussit à s’interposer, lors d’une altercation bien au-delà de sa compréhension et de son niveau pour protéger les arrières d’Harshnag. Une petite cicatrice au niveau de la main témoigne de la dague qu’il parvint à arrêter.
Le gnome quant à lui surpris son monde en précisant qu’au cours de ses errances, il s’aventura du côté des terres gelées du nord et fit la rencontre d’Arveiaturace, l’ancien dragon blanc. Quelque peu dérangé, s’adressant régulièrement à son « maître », le cavalier mort sur son dos, le dragon semblait désemparé et à la recherche d’un anneau perdu. Il parcourait les cieux en pleurant et en se lamentant, cherchant vainement dans la vallée une trace de son trésor. Et coup du sort, c’est le gnome qui le trouva, en marchant malencontreusement sur la main du cadavre, tombé des cieux et à moitié ensevelit dans la neige. Et contre toute attente, le gnome prit son courage à deux mains pour se signaler au dragon et lui rendre son bien. Soulagé, le dragon le remercia et lui promit une récompense, s’il venait à se revoir… Où était-ce le cadavre qui a parlé ? Le souvenir est flou, mais le gnome pourrait jurer avoir vu une lueur scintiller çà travers les orbites du crane du cavalier…
Moins festif, l’histoire de Besk le replongea dans la souffrance de ses jeunes années d’errance. Capturé par les Yakfolk tandis qu’il voyageait à l’est du royaume de Many Arrows, le demi orc servit d’esclave pour les différentes femmes du chef au côté d’une elf de lune, la princesse Halai Meliamne. Lorsque cette dernière cassa par mégarde une assiette, Besk s’interposa pour empêcher son châtiment, laissant parler sa rage contenue malgré lui par les chaines bien serrées. Mais la bagarre pris rapidement fin par l’intervention d’un géant de feu, venu le chercher pour divertir la princesse Cinderhild. Congédiant ses serviteurs, cette dernière avide de connaitre le monde extérieur pressa de question le demi Orc pour tout connaitre. Et sous le couvert de la nuit, elle organisa sa fuite avec son esclave. Mais les chiens de son père ne mirent pas longtemps a les retrouver et contre toute attente, la princesse se rendit de bonne grâce, ne laissant guère de choix au demi Orc : pour retrouver la liberté, il devait sauter d’une très haute cascade ; ce qu’il fit avec bravoure et explique qu’aujourd’hui se souvenir vivace lui permettent d’affronter les épreuves de natation la tête haute.

Forts de ces expériences et de leur récent succès dans la région, le groupe est donc plus solide que jamais. Et c’est l’esprit combatif qu’ils arrivent en Triboar. Soucieux d’en finir rapidement avec la petite mission de livraison, ils se rendent séance tenante auprès de Darathra qui siège au milieu de la ville. Cette dernière est fort fachée du ton de la missive d’Harbin et souligne le culot et le courage du groupe pour oser apporter une lettre pareil à son bureau. Elle promet de les solliciter si une mission requérant leur expertise venait à arriver.
C’est donc libre de toute contrainte que le groupe décide de passer un peu de temps dans cette ville, bien mieux achalandée que Phandalin et comptant d’excellent forgerons. Mais avant de prendre du temps pour s’équiper, ils décident déjà de se désaltérer et choisissent la taverne de Triboar Arms, réputée pour être le refuge des rangers et des scouts du coin. La petite bousculade entre Besk et un Goliath sortant de l’établissement ne sera pas le début d’une mésaventure et le groupe se retrouve dans une taverne bonne enfant, ou une demi elfe, Zindra, les mets en garde contre une recrudescence des problème d’ogre et de géants des collines dans la région.
Soucieux de s’équiper, le groupe part ensuite pour les forges et l’apothicaire, mais ils assistent à une scène peu banale sur la grande place : deux fermiers prennent à partie Darathra pour qu’elle les aide à avancer sur l’enquête de la disparition de leur frère, Mirak il y a 10 ans. Ecoutant leur argument et le fait qu’un prêtre leur a juré que Mirak était toujours à Triboar, les deux frères veulent relancer l’enquête mais Darathra s’y oppose et leur somme de ne plus déranger la veuve Tolmara, déjà assez mal en point suite à ce traumatisme. Curieux, le groupe se sépare alors pour avoir plus d’informations auprès des frères et auprès de Darathra. Cette dernière leur donne l’autorisation d’enquêter.
Continuant sur leur idée première de s’équiper, le groupe se dirige au nord de la ville tandis que le gnome part pour l’apothicaire qui se révèle au final n’être qu’un charlatan. Vuldak part pour la forge de la famille Uldinath, qui pratique des prix quelque peu excessifs pour une qualité certes présente. Il rejoint alors le nain et le demi-orc qui sont partis chez FoeHammer, artisan nain qui leur propose une marchandise de qualité a un prix tout à fait correct, notamment grâce à l’intervention éclairée de Jaycee. Pendant ce temps, le gnome vaque à ses occupations et discute avec la population locale, dont le bon vieux Darz, qui s’occupe de surveiller l’emplacement de marché au nord de la grande place et qui lui révèle qu’un tas de rumeurs tournaient à l’époque entre Mirak et Urgala, la tenancière de l’auberge Northshield House.
Mais avant de poursuivre cette piste, le groupe, qui s’est retrouvé au niveau de la taverne décrépite du Talking Troll, décide d’abord d’aller voir le prêtre mentionné par les frères pour en savoir plus sur Mirak. Complètement saoul, ce dernier est bien content d’avoir droit à plus de boissons et se met rapidement à table, confirmant le témoignage des frangins et ajoutant que Mirak est enterré au-dessus de la terre… Sachant qu’il sera difficile de tirer plus de cette épave, et voulant éviter le discours envahissant du tenancier, le groupe se dirige alors à l’auberge d’Urgala. Vuldak entre en scène pour gagner sa confiance mais Varhed lui grille la politesse et question avec insistance la veuve sur ses relations avec Mirak. Elle se met finalement à table et confie qu’elle a été sa maitresse et qu’elle a toujours supposé que Tolmara l’avait découvert et avait tué son mari…
Après une bonne nuit de sommeil, le groupe décide alors de se rendre chez Tolmara. La vieille femme n’a plus toute sa tête et pense avoir à faire à des clients. Elle amène donc les aventuriers à leur chambre et profitant d’une sortie de Vuldak au toilette, Jaycee et Varhed se glisse au grenier pour fouiller, tandis que Besk distrait leur hote dans la cuisine. Soucieux de couvrir le vacarme de ses compères, le demi-Orc joue son va-tout et saute sur la vieille femme, l’enlaçant vivement. La pauvre veuve perd ses derniers neurones dans l’assaut mais l’esclandre qui s’en suit est vite interrompue. Les deux aventuriers ont découvert les restes de Mirak au grenier et Darathra prend alors le relai pour juger cette affaire de la manière la plus juste qui soit. Racontant toute l’histoire aux frères, le groupe fait l’acquisition d’un bel arc et Urgala est soulagée que cette affaire soit enfin finie.

Et tandis que les aventuriers décident de s’accorder une nouvelle nuit tranquille, Besk décide d’investiguer seul sur les disparitions de rangers au bosquet attenant à Triboar. Ne trouvant rien permettant d’expliquer les disparitions qui arrivent parfois, il décide de rester au bosquet pour passer la nuit et en découvrir plus. Réveillé en sursaut, il se retrouve alors face à une créature effroyable, capable de porter de violent coup, capable de magie, capable de régénération… c’en est trop pour le barbare qui passe en rage et décide de fuir à toute jambe. Pour une raison inconnue, la créature ne le poursuit pas au-delà de la lisière des bois… et disparait sans laisser de trace.
Racontant sa mésaventure à ses compagnons, à Darathra mais aussi à Zindra, le groupe espère pouvoir avancer sur ce mystère lorsque soudain, des cloches retentissent…